BENJAMIN SULTE

On se plait à croire que Benjamin Sulte est l’inspirateur d’un musée au Séminaire de Trois-Rivières. En effet, en 1877, il fait parvenir une lettre ouverte à l’éditeur-propriétaire du Constitutionnel, monsieur I. L. Clair, à l’intention de ses lecteurs, exprimant grosso modo que la ville de Trois-Rivières mérite un musée sur son territoire en raison de toute son histoire.

Or, ce musée tant espéré commence à prendre forme dès juillet 1882. Les autorités du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières lui consacrent une page dans leur prospectus scolaire annuel. Les dons de la population y sont décrits. En tant que lieu de savoir et d’éducation, et fondé d’abord à titre de Collège des Trois-Rivières en mai 1860, puis devenu le séminaire diocésain en 1874, c’était l’endroit tout désigné pour y instaurer un musée et y préserver la culture, les arts et objets patrimoniaux.

Quant à Benjamin Sulte (1841-1923), bien qu’il soit d’origine modeste, il a eu une vie et une carrière surprenantes. Natif de Trois-Rivières, fils d’un navigateur décédé lors d’un naufrage, Benjamin quitte l’école à 10 ans. Il occupe divers petits emplois pour subvenir aux besoins de sa mère et de sa sœur. Il va ensuite se démarquer en tant que militaire. Ses intérêts se portent aussi sur l’histoire et la littérature. Depuis qu’il est tout jeune, il est curieux et avide d’apprendre. D’heureuses circonstances font qu’il peut collaborer et publier dans plusieurs journaux. Inlassablement, il fait des recherches, écrit et publie un grand nombre d’ouvrages historiques et aussi des poèmes, tout en occupant des fonctions à Ottawa. Il est d’abord traducteur officiel à la Chambre des communes puis au ministère de la Milice et de la Défense (1870), où il devient commis en chef en 1889. Benjamin Sulte, retraité depuis 1903, poursuit ses Mélanges historiques jusqu’à son décès survenu le 6 août 1923 à Ottawa.

Quant à Louis-Philippe Hébert (1850-1917), l’un des maîtres de la sculpture au Québec, signant parfois ses œuvres Philippe Hébert, il a réalisé ce plâtre peu de temps avant son décès. Cette pièce aurait été tirée en quatre exemplaires seulement. Il est aussi l’auteur de la statue représentant Laviolette, inaugurée en 1884 et démolie en 1919, dont plusieurs disent que le visage était inspiré des traits de Benjamin Sulte.

Collection Musée Pierre-Boucher
1979 86 S

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