Notre exposition virtuelle de A à Z

Basé sur notre expérience, voici, étape par étape, comment nous avons procédé pour réaliser cette visite virtuelle à partir d’une exposition présentée en salle.

Court historique

Le Collège des Trois-Rivières est fondé en mai 1860. Pendant près de 15 ans, il accueille des étudiants dans un édifice loué qui avait servi de caserne militaire sur le Platon.

En 1873, l’institution doit déménager et s’amorce la construction du séminaire diocésain qui ouvre ses portes en 1874. Son architecture fait en sorte que tout le monde l’appelle le séminaire à tourelles.

En 1877, l’historien d’origine trifluvienne, Benjamin Sulte, lance publiquement l’idée du besoin d’un musée à Trois-Rivières. L’idée fait son chemin. À l’époque, rien ne pouvait égaler la confiance de la population envers une institution comme un séminaire. Ainsi, le musée voit le jour le 12 juillet 1882 puisqu’on retrace le tout premier don de la population. Au début, le musée est appelé Musée des antiquités et des curiosités.

Notre musée est donc le plus ancien musée privé encore actif au Québec.

Puis, le Séminaire doit s’agrandir. Une construction s’amorce en 1927. Alors que l’agrandissement est presque prêt, un incendie survenu en novembre 1929 détruit le séminaire à tourelles. Le musée perd presque tout dans la catastrophe.

Les architectes doivent réviser les plans et agrandir encore.

Le musée s’installe sous la coupole de la nouvelle construction tout en granit achevée en 1929.

Le 17 juillet 1934, le musée prend le nom de Pierre Boucher (1622-1717), rendant ainsi hommage à l’ancêtre d’un bienfaiteur insigne, Montarville Boucher de LaBruère, qui a donné au Séminaire une imposante collection de documents et d’objets familiaux.

Le Musée Pierre-Boucher, incorporé depuis 1975, est depuis un organisme sans but lucratif. Le musée compte aujourd’hui dans ses collections plus de 28000 objets patrimoniaux ou œuvres d’art.

Contexte

L’exposition « 140 liens p’art-faits! », présentée en salle entre le 28 novembre 2021 et le 13 mars 2022, conçue et préparée pendant plusieurs mois, mettait l’accent sur le 140e anniversaire du musée.

La pandémie est venue jouer les troubles fêtes. Le musée a dû fermer ses portes aux visiteurs entre le 21 décembre 2021 et le 10 janvier 2022.

Malheureusement, la programmation établie ne permettait pas de prolonger la durée de cette exposition. Il fallait donc trouver une façon d’en poursuivre la diffusion; solution, la transposer en une visite virtuelle!

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Étape 1 : inspiration, réflexion et évaluation

Nous avons pris le temps d’évaluer la pertinence et les enjeux de transformer notre exposition présentée en salle en une exposition qui serait disponible virtuellement dans l’Internet.

Les principaux enjeux pour la réalisation d’une exposition virtuelle sont les mêmes que pour une exposition en salle. Ils sont surtout d’ordre financier.

Il faut prévoir les coûts:

  • de main-d’œuvre (recherche, rédaction, administration, prise de photographie, communications, promotion,…)

  • des contrats avec des entreprises spécialisées comme une agence Web pour le design, la conceptualisation et les agencements

  • de la révision linguistique et/ou de la traduction

  • de l’hébergement de l’exposition à court, moyen et long terme

  • de la publicité

  • de la cérémonie de lancement officiel de l’exposition et de la conférence de presse

  • de la maintenance du site et sa mise à jour, éventuellement.

Nous n’avions pas les budgets pour une telle aventure. Il nous a donc fallu trouver le financement.

Étape 2 : financement

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Le Musée Pierre-Boucher | art + histoire tient chaque année sa campagne de recrutement ou de renouvellement d’adhésion auprès de ses membres-amis. Mais pour un projet de cette envergure, les sommes encaissées restent insuffisantes.

Nous avons donc joint une vingtaine d’entreprises privées, spécialement dans le but de les sensibiliser à contribuer à la réalisation de notre projet. Quelques-unes ont répondu à l’appel avec générosité. Nous remercions Hydro Québec, Nouvel Horizon Portes et fenêtres et le Centre funéraire Rousseau, de Trois-Rivières pour leur appui. Nous leur sommes extrêmement reconnaissants.

Le musée remercie aussi la Fondation des Amis du Séminaire Saint-Joseph et la Corporation du Séminaire Saint-Joseph qui contribuent financièrement ou en services à la mission du Musée Pierre-Boucher | art + histoire.

Il fallait toutefois trouver une source de financement plus imposante. Nous nous sommes tournés vers les programmes gouvernementaux fédéraux. Dans le cadre du Programme d’aide aux musées, le volet Accès numérique au patrimoine canadien était disponible. Nous avons présenté une demande. Pour ce faire, il a fallu estimer tous nos besoins en ressources humaines, matérielles et financières.

Sur le seul plan des ressources humaines, il a fallu évaluer les ressources disponibles à l’interne et estimer l’ensemble des tâches à réaliser, donc prévoir des ressources supplémentaires. Bien sûr, il fallait estimer le coût pour chacun des postes (salaire horaire, nombre d’heures, estimer la part de l’employeur et bénéfices marginaux,…)

Nous avons par ailleurs établi notre propre contribution comme apport financier au projet en spécifiant principalement les parts des salaires de la conservatrice et directrice générale et d’une chargée de projet-recherchiste (des centaines d’heures offertes en bénévolat estimées en valeur de contribution), un photographe et une technicienne en muséologie. Il nous a fallu estimer un budget pour la révision linguistique des textes. Nous avons choisi de procéder par appel d’offres pour estimer ces coûts. Il faut aussi songer à estimer les coûts de traduction car notre principal bailleur de fonds était le gouvernement fédéral qui exige que les produits subventionnés soient disponibles dans les deux langues officielles du Canada.

Nous avons sélectionné le cabinet de traduction SRLL de Québec pour la révision et la traduction des textes.

Quant aux contrats visant la conception graphique (design et intégration des données sur la plateforme d’exposition virtuelle), la prise d’images 360 pour une dizaine de pièces, la réalisation de bandes audio, ainsi que de la promotion ont été confiés à l’agence Web Zanicom de Bécancour.

Au niveau des ressources matérielles, il nous a fallu prévoir les équipements nécessaires : entre autres, sur le plan informatique : ordinateurs, moniteurs, clés USB, disque dur externe, etc

Nous avons pris conseil auprès d’un technicien en informatique pour mieux orienter nos besoins et faire nos choix.

Il a fallu aussi prévoir l’équipement pour la prise des photographies numériques des pièces, dont l’achat d’un bon appareil photo numérique, cartes mémoires, trépied, des bornes d’éclairage, …

Selon les critères établis, nous avons ainsi pu réaliser un budget qui présentent l’ensemble des revenus et dépenses du projet.

Sachez aussi que certaines instances municipales ou regroupements culturels en muséologie ou encore certaines agences Web offrent de vous guider dès l’idéation du projet et sont prêts à vous accompagner pour trouver le financement et vous aider à monter le cadre financier de votre projet, sans obligation.

Précisons que l’ensemble du projet du Musée Pierre-Boucher | art + histoire était de l’ordre de 248 000$. Nous avons obtenu de Patrimoine canadien un montant substantiel d’un peu plus de 150 000,00$ échelonnés sur deux années financières (2022-2023, 2023-2024). Le musée tient donc à réitérer que ce projet a été rendu possible surtout grâce au financement obtenu du gouvernement du Canada.

Étape 3 : plan de travail et échéancier

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Notre planification du travail est passée par une réflexion exhaustive des différentes tâches à accomplir, ainsi que par l’identification de l’ordre logique par lequel seront réalisées ces tâches; le tout prévu selon un échéancier le plus réaliste possible.

Nous avons réalisé notre plan de travail à partir d’un fichier Excel. Cela nous a permis de noter sur pas moins de 53 lignes différentes les principales étapes de la réalisation. Chaque tâche énoncée était assortie d’une couleur distincte pour faciliter le repérage. Dans la colonne suivante, sur chacune des lignes correspondantes, on trouvait l’identification du poste de la personne qui avait à accomplir ladite tâche ou qui en était responsable. La même couleur était utilisée pour identifier sur cette ligne l’endroit dans le temps, dans les espaces prévus au calendrier (colonnes réparties sur 18 mois); chaque carré correspondait à une semaine.

Heureusement, nous avions convenu d’un échéancier qui prévoie un peu de flexibilité.

Ce plan de travail s’est avéré très utile facilitant le repérage rapide des avancées, progrès ou retards aux échéanciers durant tout le processus.

Étape 4 : approche et sélection d’une agence Web

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Nous avions précisé sur papier les grandes orientations que nous souhaitions donner au produit final. N’étant pas des experts, mentionnons que nous gardions en tête que certaines de nos idées pourraient ne pas être possibles techniquement.

Nous avons ensuite repéré des noms d’agences qui étaient susceptibles d’offrir les services dont nous avions besoin.

Nous avons demandé des soumissions à une dizaine d’agences à partir des éléments mentionnés dans notre document qui précisait les orientations souhaitées. Nous avons ensuite sélectionné trois agences répondant à nos critères.

Nous avons demandé à les rencontrer. L’important pour nous, c’était bien sûr leur expérience et leur porte-folio. Mais d’autres critères ont motivé nos choix. Nous voulions voir auprès de chacune si leurs façons de faire nous mettaient à l’aise et s’ils comprenaient bien ce que nous souhaitions. Nous voulions qu’il y ait des affinités à travailler avec les membres de l’équipe. Comme nous savions que nous aurions plusieurs échanges à distance, par courriel ainsi que des rencontres en présentiel au cours du projet, il nous semblait primordial d’être à l’aise d’exprimer tant les bons coups que nos appréhensions ou nos divergences d’opinions s’il y a lieu, et d’avoir confiance que nos volontés seront prises en compte.

Nous avons retenu les services de l’agence Zanicom de Bécancour.

Étape 5 : choix des œuvres d’art et des objets patrimoniaux

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Comme notre projet visait à reproduire et rendre accessible virtuellement une bonne partie des éléments exposés dans l’exposition « 140 liens p’art-faits! » présentée en salle, il a tout de même fallu faire des choix.

L’exposition en salle présentait presque 500 œuvres d’art ou objets patrimoniaux ainsi que trois diaporamas. Il était impossible de tout prendre.

Nous avons sélectionné environ 200 œuvres ou objets. Quant au nombre d’images, elles sont plus nombreuses car certaines œuvres ou objets sont représentés par plus d’une image numérique.

Étape 6 : recherche, rédaction et validation des contenus

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Une fois la sélection des objets patrimoniaux ou des œuvres d’art complétée, nous avons réexaminé la teneur des informations disponibles sur chacune des pièces sélectionnées.

Sans mettre en péril le projet, nous avouons que nous avions sous-estimé le temps qu’allait prendre toute cette recherche supplémentaire pour étayer le contexte, les biographies ou l’histoire des objets ou des œuvres.

Une visite virtuelle offre l’avantage de permettre la présentation de plus d’informations. Comme nous ne sommes plus limités dans l’espace pour décrire une pièce sur un cartel de format restreint, comportant trop souvent qu’un titre, une date et le nom de l’artiste ou du propriétaire d’un objet, cette exposition virtuelle permet d’informer le lecteur avec plus de détails sur l’œuvre, l’origine de l’objet, une courte biographie sur l’artiste ou l’ancien propriétaire d’un objet patrimonial.

Ces recherches plus approfondies, la rédaction de contenus descriptifs complémentaires, une mise en contexte plus poussée ont bonifié notre connaissance sur nos collections. Certains liens entre les œuvres et les objets sélectionnés ont été découverts ou approfondis. Ultimement, ces recherches ont enrichi les données que nous avions sur ces pièces muséales et cela nous a permis d’étayer plusieurs des « 140 liens p’art-faits! » qui existent entre plusieurs des éléments de notre collection muséale.

Comme visiteurs, vous aussi, vous serez à même de profiter de ces détails instructifs supplémentaires.

Étape 7 : prise d’images numériques

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Certains objets patrimoniaux peuvent être, malgré leur incontestable valeur de témoignage, abîmés. Certaines œuvres d’art peuvent aussi avoir perdu de leur beauté d’antan. Peu importe, nous avons opté pour une bonne qualité d’images numériques. Nous avons privilégié le format .jpg (.jpeg), et une résolution allant de 300 dpi à 600 dpi.

Les œuvres d’art et les objets patrimoniaux ont été photographiés d’abord avant que l’exposition en salle ne soit démontée. Nous voulions conserver le contexte de la présentation initiale. Ainsi, nous avons pris des photographies d’ensemble des contenus des salles, de certains ensembles de pièces sous vitrines, d’ensemble sur les murs, etc.

Plusieurs œuvres d’art ou objets patrimoniaux dont la qualité de l’image numérisée lors de cette étape n’était pas suffisante ont été prises à nouveau, hors contexte.

Chaque image numérique a ensuite été dûment nommée et identifiée selon un code d’identification de chaque pièce ou œuvre représentée en s’inspirant du code inscrit dans la base de données de la collection du musée.

Pour les besoins des programmeurs de l’agence Web, certaines spécificités se doivent d’être respectées. Ainsi, un code d’identification tel que 1985 200 F, s’est traduit pour les besoins de l’importation des images en : 1985_200_F.jpg.

Il est important que ces spécifications soient fournies par l’agence le plus tôt possible dans le processus pour éviter tout travail inutile et ainsi se conformer aux besoins des technologies.

Étape 8 : présentation d’ébauches de maquettes graphiques et sélection du modèle

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Des discussions ont été entamées lors de rencontres tenues en présentiel avec l’équipe de Zanicom, particulièrement avec Sylvain Guimond, directeur, Marianne Chassé et Jany Descôteaux, chargées de projet, Gabriel Lépine, consultant, et Sylvain Sarrazin, designer et intégrateur Web. De plus, il nous faut souligner le travail du programmeur Cédrik Lesage qui a su résoudre les nombreux petits problèmes qu’a pu soulever notre projet. 

On nous a suggéré deux maquettes graphiques pour la transformation de notre exposition en visite virtuelle.

Nous avons eu l’occasion de poser des questions et de demander des précisions. Nous avons rapidement fait un choix entre les deux options proposées, tout en suggérant quelques ajustements.

Outre le modèle principal développé pour la présentation de l’exposition virtuelle, notre projet se distingue par l’ajout d’un volet Making of. Dans l’espace du menu, quinze étapes vous sont relatées sommairement, accompagnées de quelques photographies.

Étape 9 : prise d’images 360 degrés

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Par une journée particulièrement torride, en juillet 2023, l’heure est à la prise d’images 360 degrés d’une douzaine de pièces de nos collections. Ces images animées, intégrées à la visite virtuelle, permettent de ponctuer le parcours du visiteur d’œuvres d’art ou d’objets patrimoniaux qui se dévoilent en vous révélant leur forme, tout le tour.

Ces pièces comprennent une parka inuite (vers 1930) ayant appartenu à Louis-Philippe Martel (1883-1981), une statue réalisée vers 1890 représentant saint Louis de Gonzague (1544-1586), une sculpture réalisée vers 1950 par Jean-Julien Bourgault représentant un clochard nommé « Bisoute », deux bustes en plâtre réalisés par l’artiste Onésime Lamothe (1893-1979) représentant l’abbé Albert Tessier (1895-1976) et le zouave Gédéon Désilets (1845-1922), la robe de mariée en velours bleu nuit et son bibi portée par Yvonne Germain De Montigny (1935), la première enseigne de la quincaillerie J. B. Loranger de Trois-Rivières (1908) ayant la forme d’un écureuil, la montre en or de Majorique Bordeleau (1869-1954) rapportée de Dawson City en 1902 ainsi que le buste en bronze (1969) réalisé par Henri Bordeleau représentant l’artiste-peintre Léo Ayotte (1909-1976). Quant au pilori à deux carcans provenant de la prison de Trois-Rivières (vers 1818), l’enseigne attribuée à Louis Jobin (1845-1928) représentant un Mouton blanc (1887) et commandée par Edmond Lord (1855-1911), trifluvien d’origine, et le canon de l’Association des Zouaves de Trois-Rivières (1907), ils ont été photographiés ou filmés dans un cadre professionnel sans toutefois pouvoir être vus nécessairement de tous les côtés.

Toutes ces pièces ont été sorties des réserves à l’avance et entreposées au frais dans une salle adjacente au Grand Salon pour y être nettoyées et préparées en vue de la tenue de cette séance photo.

Nos experts, Sylvain Guimond, vidéaste et directeur de Zanicom, et Francis Bellerive, photographe, se sont installés dans le Grand Salon du Séminaire qui est, heureusement, muni d’un climatiseur. Une journée bien remplie!

Beaucoup d’autres étapes sont nécessaires jusqu’à la mise en ligne de ces images. On fait entièrement confiance aux professionnels.

De notre côté, il nous faut ranger à nouveau tous ces objets et œuvres à leur place respective dans nos réserves.

Étape 10 : intégration des données, corrections et ajustements

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Pour permettre l’intégration des données descriptives de chacune des pièces de l’exposition virtuelle, il nous a fallu suivre les conseils des experts de l’agence Web, qui connaissent bien les particularités et les exigences liées aux processus technologiques d’intégration de données.

À cette étape, nous avions en main la majorité des textes, qui ont été révisés et traduits par l’équipe de SLRR Cabinet de traduction. Nous avons travaillé avec Raphaël Poirier, directeur de projets et associé.

Tous les textes en format Word devaient être incorporés dans un fichier Excel selon des règles strictes. En effet, pour permettre le transfert des informations et l’intégration des données aux endroits précis déterminés dans la maquette, l’agence Web nous a fourni un fichier Excel (Google Sheets) dans lequel nous avons copié-collé tous les textes. Une ligne, une pièce. Des colonnes pour les textes en français, des colonnes pour les textes en anglais.

Des colonnes étaient destinées à recevoir les cotes de localisation (numéros d’identification), les dates des pièces, des thèmes d’identification et d’autres spécifications que nous voulions voir apparaître.

Cette feuille contenait aussi une colonne permettant d’y inscrire le ou les numéros d’identification des images numérisées relatives à chacune des pièces. Toutes les images ont été transmises dans un dossier d’images .jpg via WeTransfer. Chaque image numérique devait être identifiée exactement de la même manière; chacune avec son propre numéro d’identification pour assurer une intégration parfaite. Cette étape, un peu comme le reste, a nécessité beaucoup de minutie et d’attention. Il fallait donc prévoir accorder à ces tâches le temps requis.

C’est sans compter que des difficultés pouvaient se présenter de manière impromptue. Par exemple, lors du copier-coller, nous avons noté que, lorsqu’une partie d’un texte était écrite en italique initialement dans le document Word, ces mots en italique se transformaient en police normale une fois qu’ils étaient copiés-collés. Il a donc fallu convertir au fur et à mesure, une fois le texte collé, les parties de texte qui devaient obligatoirement apparaître en italique.

De plus, au moment du processus d’intégration, une autre difficulté s’est présentée. Le concepteur-intégrateur a constaté des doublons, particulièrement dans les titres. On nous a spécifié les titres qui posaient problème et on nous a demandé de les modifier pour éviter toute complication d’intégration. Par exemple, les pièces de monnaie, au nombre de cinq, ont nécessité des précisions dans leur titre. Nous avons aussi dû modifier les titres pour les montres, les ensembles de baptême et les tabatières.

Lors de l’entrée de la liste des numéros d’identification des images numériques, une grande attention a été apportée, notamment à l’exactitude des séquences des lettres et des chiffres composant nos numéros d’identification des pièces ainsi qu’au positionnement des points, des virgules et des espaces.

Une fois ces données copiées-collées puis transmises via cette feuille de calcul, un premier test a été fait à partir d’une vingtaine d’éléments; nous gardions les doigts croisés pour qu’il n’y ait pas trop de bogues. Ensuite, l’intégration des données s’est mise en place pour l’ensemble, un processus qui a duré une dizaine de semaines.

Une fois cette étape terminée, le produit a été rendu disponible pour nous via un site privé. Il a fallu revoir, relire, examiner à la loupe le contenu, remarquer les changements à apporter et préparer une liste détaillée des modifications à effectuer. Il fallait prévoir au moins cinq jours. Il va sans dire que deux paires d’yeux valent mieux qu’une!

C’était aussi le moment de faire appel à des amis ou connaissances. Ces derniers ont fourni leurs commentaires sur la forme et le contenu. Une liste contenant la description détaillée de toutes les corrections, suggestions ou questions a ensuite été acheminée à l’agence, qui a procédé aux ajustements. Puis, les derniers correctifs ont été apportés, entre autres grâce au savoir-faire des membres de l’équipe chez Zanicom dont le programmeur, Cédrik Lesage, afin que le tout soit parfait.

Étape 11 : mise en ligne et contrat d’hébergement

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La mise en ligne officielle de l’exposition virtuelle était prévue au début du mois d’août 2023, mais elle a dû être reportée au début du mois de novembre 2023, et ce, en raison de quelques impondérables technologiques et autres imprévus légitimes compte tenu de l’ampleur et de la complexité d’un tel projet.

Un contrat d’hébergement du site Web de la visite virtuelle a été négocié pour cinq ans.

Étape 12 : lancement officiel

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Le lancement officiel de l’exposition virtuelle méritait une cérémonie officielle, accompagnée d’une conférence de presse.

Pour déterminer la date et l’heure de cette cérémonie, nous avons choisi un jour de la semaine et une heure dans la journée qui favorisaient la présence tant des journalistes que de nos invités.

Nous avons réservé la salle et planifié nos besoins en équipements technologiques pour permettre la démonstration publique de la visite virtuelle. Nous avons planifié le déroulement de la cérémonie, notamment l’ordre de prise de parole des invités d’honneur.

Nous avons rédigé un projet de communiqué de presse. Ce communiqué a ensuite été soumis à notre principal bailleur de fonds, le ministère du Patrimoine canadien, afin qu’il soit approuvé. Nous leur avons demandé, par la même occasion, d’ajouter une citation de la ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Pascale St-Onge.

Une fois approuvé, le communiqué a été acheminé à SLRR Cabinet de traduction pour révision et traduction afin qu’il soit disponible en français et en anglais.

Nous avons convié madame Pascale St-Onge à cette cérémonie. Quoique reconnaissante de l’invitation, Madame St-Onge n’a pu être des nôtres en raison d’un emploi du temps fort chargé. Elle nous a envoyé un court message d’encouragement que nous avons partagé dans notre communiqué de presse.

Nous avons confié la présidence d’honneur à madame Mariette Bergeron, une fidèle membre-amie du musée ainsi que la fille d’un donateur d’un objet précieux mis en évidence dans l’exposition.

Nous avons préparé et peaufiné la liste des invités et des membres des médias.

La firme Zanicom a confié le design du carton d’invitation à Jean-François Isabel, designer graphiste. Pour une exposition contenant une aussi grande variété d’œuvres d’art ou d’objets patrimoniaux, il est apparu difficile de ne mettre en évidence qu’une seule pièce pour définir l’ensemble. Ainsi, pour permettre une uniformité dans l’identification et la promotion de l’exposition virtuelle, Zanicom et ses designers ont élaboré un concept composé de plusieurs images qui, ensemble, allaient représenter l’exposition. Le carton d’invitation était disponible dans les deux langues officielles. Les logos de nos partenaires financiers apparaissaient sur l’invitation. Une version bilingue a aussi été réalisée pour l’envoi de l’invitation par courriel.

Le jour du lancement, nos invités, nos partenaires, les journalistes, nos membres-amis et le personnel du musée ont pu assister à une démonstration du produit final par le directeur général de Zanicom, monsieur Sylvain Guimond.

Nous avons pris soin de prendre plusieurs photos durant l’événement.

Étape 13 : marketing et promotion

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Le Musée Pierre-Boucher | art + histoire se fait un plaisir et un devoir de partager la présente visite virtuelle le plus largement possible. D’ailleurs, dès le lendemain du lancement officiel, le communiqué de presse bilingue a été dûment acheminé aux principaux médias tant francophones qu’anglophones dans l’ensemble du Canada.

Plusieurs éléments relatifs à la promotion du site ont été confiés à l’équipe de Zanicom, experts en cybermarketing.

La campagne de publicité a été planifiée en septembre-octobre pour être mise en place dès le lancement en novembre. Ensuite, après une pause en décembre, pour la période des Fêtes, la campagne a repris en janvier, février et mars 2024.

La campagne de marketing incluait notamment la création de créatifs publicitaires (images et textes accrocheurs), la création d’ensembles publicitaires selon le public cible, les suivis, les placements publicitaires à la radio et à la télévision, les publications via les réseaux sociaux, etc.

Nous visions particulièrement la population de Trois-Rivières, des régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec, mais aussi celles d’ailleurs au Québec. Ce sont surtout les communiqués de presse envoyés aux divers médias électroniques qui ont permis de joindre les publics des autres provinces et territoires du Canada.

Au-delà des publics et des clientèles potentiels, nous avons spécifiquement transmis et partagé le lien donnant accès à notre exposition virtuelle auprès des groupes et des communautés autochtones, des jeunes de 12 à 25 ans via les écoles secondaires, les universités et les cégeps, des amateurs d’art, des musées ou des sociétés de musées, ainsi qu’auprès d’amateurs d’histoire et de patrimoine dont les sociétés de généalogie ou les sociétés d’histoire.

Nous avons fourni des efforts pour atteindre des publics à l’international.

Étape 14 : crédits, remerciements et logos des partenaires

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Notre projet n’aurait pu voir le jour sans l’appui ou l’apport de plusieurs personnes et organismes.

Le principal bailleur de fonds pour la concrétisation de ce projet est le gouvernement du Canada via le ministère du Patrimoine canadien. Ce ministère est remercié ici, et l’apport du gouvernement du Canada à notre projet est souligné dans le Menu sous Crédits et remerciements. Le logo officiel du gouvernement du Canada y est publié. Nous tenons également à souligner la précieuse collaboration du personnel de ce ministère qui a cru en notre projet et qui a su nous guider tout au long de l’aventure. Nous les en remercions sincèrement.

D’autres entreprises ont contribué au succès du projet. Nous remercions chaleureusement chacun de nos partenaires financiers : la Fondation des Amis du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, la Corporation du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières (aussi en services), Hydro-Québec, Nouvel Horizon Portes et Fenêtres ainsi que le Centre funéraire Rousseau. Chacun de ces organismes ou entreprises est identifié grâce à son logo dans le menu sous l’onglet Crédits et remerciements.

Nos partenaires dans cette ambitieuse aventure sont SLRR Cabinet de traduction, de Québec, et Zanicom, agence de cybermarketing, de Bécancour, et leurs formidables équipes respectives. Ils méritent nos plus sincères remerciements. Nous saluons leur professionnalisme, leurs idées fructueuses et leur perspicacité. Nous sommes fiers d’avoir pu profiter de leurs grandes compétences. Leur contribution est aussi soulignée dans le menu sous l’onglet Crédits et remerciements.

Merci à tous nos membres-amis qui ont permis, par leur cotisation annuelle ou des dons généreux, la concrétisation de ce projet.

Enfin, merci à chaque membre de la petite équipe du Musée Pierre-Boucher | art + histoire, sans oublier nos bénévoles, qui, à un moment ou à un autre, se sont impliqués dans ce projet. Leurs noms apparaissent dans le menu sous l’onglet Crédits et remerciements avec la mention des responsabilités confiées : des tâches remplies avec brio, convivialité et dynamisme.

Merci encore à tous ceux et à toutes celles qui ont permis, par leurs efforts, leur appui et leur complicité, la concrétisation de ces « 140 liens p’art-faits! » en mode virtuel.

Étape 15 : rapports et bilan

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Il va de soi que des rapports d’activités et financiers séquentiels et un rapport final ont été produits, notamment ceux requis pour respecter l’entente de contribution avec le gouvernement fédéral.

Le budget a été suivi scrupuleusement tandis que certaines tâches à accomplir, dont la publicité et le marketing, ont nécessité la révision de certaines échéances. Nous sommes reconnaissants auprès des membres du personnel du ministère du Patrimoine canadien qu’ils nous aient consenti quelques ajustements budgétaires ainsi qu’une prolongation de quelques mois pour ainsi nous permettre de respecter nos objectifs, particulièrement en matière de publicité et promotion du produit final auprès d’un large public.

En guise de bilan, une chose est certaine, c’est grâce au travail acharné réalisé par une équipe dévouée et formidable que ce projet ambitieux a pu devenir réalité.

À vous maintenant de profiter du parcours et d’en apprendre davantage sur ces œuvres d’art ou objets patrimoniaux sélectionnés pour être mis en lumière au travers de ces « 140 liens p’art-faits! » en mode virtuel.

Bonne visite!

Andrée Brousseau

Conservatrice et directrice générale

Musée Pierre-Boucher | art + histoire
858, rue Laviolette
Trois-Rivières, Québec
CANADA G9A 5J1