APPAREIL À ÉLECTROCHOCS

Les instructions d’utilisation de cet appareil à électrochocs sont illustrées dans le couvercle du boîtier.

Cet outil de traitement médical comprend deux fils recouverts de tissus verts à l’extrémité desquels se trouvent deux embouts de métal à fixer sur le patient.

Le Dr Charles Numa de Blois (1867-1952) est le premier médecin au Canada à utiliser ce type d’appareil à électrochocs.

Une fois son cours de médecine terminé en 1892 à l’Université Laval de Québec, il part se spécialiser à Paris, à New York puis en Allemagne. Il s’intéresse particulièrement au traitement des maladies nerveuses et chroniques.

En 1894, il épouse Marie Cordélia Carignan.

Dès janvier 1896, de Blois achète deux bâtisses : l’une pour lui servir de résidence, l’autre pour en faire son « sanatorium ». L’établissement hydrothérapique des Trois-Rivières, situé au coin de l’avenue Laviolette et de la rue St-Joseph (aujourd’hui, la rue Hart), se forge rapidement une bonne réputation. Au programme : des traitements, des douches et des bains électriques qui peuvent soigner, entre autres, l’anémie, l’épuisement, les rhumatismes, la dyspepsie ou la névralgie.

Le Dr de Blois devient vite une sommité. Une publicité, parue dans Le Bien public du 12 novembre 1929, à la page 2, dit ceci : « SANATORIUM DE BLOIS : Traitement des maladies nerveuses et chroniques, neurasthénie, rhumatismes, dyspepsie, artério-sclérose, morphinomanie, alcoolisme, etc. Application des dernières méthodes scientifiques, y compris : cure d’eau, électricité, massage, bains de lumière et d’eau minérale, rayons ultra-violets, régimes spéciaux, etc. Confort moderne, service d’ascenseur, solariums. Prix très modérés : chambre et pension depuis 14,00 $ par semaine. Prospectus sur demande. »

Don de Jeanne Massicotte
Collection Musée Pierre-Boucher
1985 527 I.5-1